Les effets psychiques

Des effets sur l’humeur
  
Selon une série d’interviews analysées, la musique est un moyen d’autorégulation des sentiments. Ainsi, en choisissant d’écouter tel ou tel type de musique, nous pouvons créer, renforcer, soutenir et modifier des états subjectifs, cognitifs et corporels ainsi que leur image d’eux-mêmes, c’est-à-dire que nous sommes en mesure grâce à la musique de changer notre état d’esprit, nos humeurs, de nous relaxer ou nous stimuler. Nous pouvons aussi diminuer des sentiments indésirables tels le stress ou la fatigue.
 
La musique, en agissant sur le système nerveux, aide à relaxer et à réduire les tensions. Elle abaisse en effet le taux de cortisol, une hormone responsable du stress.
 
D’après ses recherches, le chercheur Anglais Karageorghis avance que la musique améliore la bonne humeur (joie, vigueur par exemple) et tempère la mauvaise humeur (tensions, dépression, énervement par exemple).
 
De plus, la musique sécurise. Chez le jeune enfant, les berceuses, qui pour lui sont des jeux sonores, représentent l'ordonnance des sons et une organisation réconfortante et apaisante dans le brouhaha ambiant.
 

Le lien avec le comportement
  
Les effets varient considérablement selon les conditions d’écoute, les interprètes, l’environnement, la posture et, finalement, notre état psychologique et physique général. Pour certaines personnes, travailler en musique, par exemple, peut être propice à la concentration, à la créativité ou, encore, à la détente mentale.
 
La musique peut avoir un effet sur le vandalisme. En effet, une expérience étonnante a été réalisée dans le métro de Newcastle (Angleterre) : les responsables de la sécurité des stations ont remplacé la diffusion de musique rock par du baroque. Cela a entrainé une baisse de moitié du vandalisme et des agressions.
 
Selon une étude (http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/f/fiche-article-les-mille-effets-de-la-musique-19923.php), suivant le type de musique écouté, une personne se montre plus ou moins ouverte, plus ou moins serviable.
 
Cette étude a été menée par les psychologues Rona Fried et Leonard Berkowitz, de l'Université de New York, qui ont fait écouter à des étudiants trois types de musiques : une musique calme, une musique stimulante et une musique jugée « désagréable ». La musique calme était Songs without Words, Opus 19 n°1 en Mi mineur et Opus 38 n°4 en La majeur de Félix Mendelssohn ; la musique stimulante était un air de Duke Ellington (One o'clock jump) et la musique perçue comme désagréable était Méditations de John Coltrane.
 
Après l'audition, chaque étudiant pouvait rentrer chez lui, mais au moment où il s'apprêtait à le faire, l'expérimentatrice lui annonçait qu'elle avait un service à lui demander : il s'agissait de l'aider à réaliser un travail commandé par un professeur de l'université ; elle prétendait avoir très peu de temps, et sollicitait de l'aide pour se tirer de ce mauvais pas.

En l'absence de musique, 60 pour cent des étudiants ont consenti à l'aider. Après l'écoute de Mendelssohn, ce chiffre a atteint 90 pour cent, la musique stimulante ne produisant pas d'amélioration notable, et la musique désagréable provoquant une baisse de 15 pour cent des bonnes volontés. Une humeur positive activée par des stimuli extérieurs favorise l'assistance à autrui, tandis qu'une humeur négative a des effets contraires. Or la musique intervient sur l’humeur et donc sur l’ouverture aux autres !

 
Musique et apprentissage
 
Une étude, menée au Centre de neurobiologie de l’apprentissage et de la mémoire de Californie, montre que l’apprentissage précoce de la musique favorise le développement des circuits neuronaux dans les zones de représentation spatiale du cerveau. (Expérience auprès d’une cinquantaine d’enfants de 3 et 4 ans, répartis en trois groupes : pendant huit mois, le premier groupe a reçu des cours individuels de piano et de chant ; le deuxième, des cours d’informatique; le troisième n’a reçu aucune formation spécifique. Les enfants ont ensuite subi des tests de reconnaissance spatiale (arrangement de puzzles, assemblages de volumes, mise en couleurs d’éléments en perspective, etc.). Le groupe des pianistes en herbe a obtenu un résultat supérieur de 31 % à celui des autres enfants.)
 
La pratique de la musique permet notamment d’augmenter le QI des très jeunes enfants. Un lien a été établi entre la musique et certaines aptitudes, telles la mémoire verbale, la lecture, la concentration … Ces conclusions se basent sur l’étude de 144 jeunes élèves âgés de 6 ans. Durant 36 semaines ceux-ci prennent régulièrement des cours de piano et de chant au conservatoire de Toronto avec des professeurs différents. Le constat est sans appel : ces enfants voient leur QI progresser plus rapidement que ceux qui n’ont pas suivi de cours de musique.
 
Ces deux études similaires montrent bien que la musique stimule la créativité et améliore les capacités cognitives (attention, mémoire). En faisant barrière aux bruits environnants, elle peut favoriser la concentration chez certaines personnes.
 
 
En milieu hospitalier

Des études (http://www.musicotherapie-amarc.org/recherches_publiees.html)
ont été effectuées en milieu hospitalier, et ont montré que la musicothérapie permettait, entre autres, de diminuer l’anxiété et la dépression chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ainsi que chez les patients cérébro-lésés. Elle permet aussi d’améliorer leur humeur (à court terme).

La musique est utilisée, en France, dans les salles de pré-anesthésie infantile. Les enfants, parents et personnel soignant peuvent y manipuler des instruments, découvrir des sons, improviser ou écouter des cassettes et des CDs. Après cette mise en condition, un musicien accompagne l’enfant jusque dans la salle d’opération en faisant résonner dans les dédales de couloirs, d’ascenseurs et autres lieux froids inconnus, des sons harmonieux et rassurants. Les résultats sont concluants puisque la musique joue un rôle positif sur la réussite des anesthésies et aide les enfants à mieux vivre le traumatisme de leur séjour hospitalier.

Elle permet de rétablir la communication, par exemple avec des enfants autistes et psychotiques. En effet, elle leur permet de sortir de leur isolement pour découvrir des dimensions ludiques et se familiariser dans la relation avec l'autre.

Elle peut servir d'intermédiaire pour rattacher les malades dans le coma.

Elle restaure l'identité des personnes âgées et rétablit même dans certains cas leur communication verbale. Elle les réveille, les dynamise et les incite à l’expression verbale. Leur posture change, le rythme est d'abord exprimé par les doigts puis par le corps. Le chant succède au fredonnement et précède le langage verbal. Selon le site http://www.memoireetvie.com/medias/musique.htm, le chant est en réalité une étape dans la recherche du niveau mental perdu : il restaure l'écoute et le désir d'utiliser les mots pour communiquer.

Dans une optique médicale, la musique permet de faire fonctionner la communication entre les deux hémisphères du cerveau chez les personnes souffrant de lésions cérébrales. Cela permet d’améliorer les traitements.

Chez l’adulte angoissé, déprimé la musique est sécurisante, mais elle doit répondre à des critères précis, par exemple une structure musicale facile à saisir avec une répétition de la mélodie et des rythmes, et une intensité faible.
 
 
Sondage
 
Nous avons réalisé un sondage dans notre lycée, pour voir les différentes émotions qu'une musique pouvait apporter. Les résultats sont très semblables à ce que l'on imaginait - une majorité d'apaisement pour la musique zen, et une majorité de joie et de bonne humeur pour le Rondo a la Turca de Mozart et Party Rock Anthem, de LMFAO. Certaines réponses, laissées dans la partie "autres" on été quelque peu étonnantes. Par exemple, deux élèves nous ont signalé que la musique zen leur faisait penser à la musique des marchés aux puces, un autre que cette même musique lui donnait des envies de meurtre et de suicide ! Nous avons aussi eu plusieurs "envie de danser", "envie de faire la fête" sur la musique Party Rock Anthem.
 Comme on peut le voir sur les graphiques (http://tpe-effetsdelamusique.e-monsite.com/pages/bibliographie/sondage.html), les effets de ces différentes musiques sur les élèves, même si ils sont prévisibles, sont très différents d'un élève à un autre et d'une classe à une autre. Par exemple, la 1S1 (et la 1ES dans une moindre mesure) ont été très mélancoliques (17 élèves pour la 1S1 et 11 pour la 1ES) lors de l'écoute de la première musique (musique zen) alors que les autres classes l'ont été beaucoup moins ! (seulement un élève dans la 1S2 par exemple).
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