Les effets physiques

Les effets physiques de la musique sur le corps humain sont nombreux. Les preuves de ces effets sont basées sur différentes études réalisées. Cette science est néanmoins ambigüe.

Les études

Plusieurs études ont été réalisées pour prouver les effets de la musique et montrer les particularités de certains types de musique. En particulier, certaines études ont été réalisées par l'université de médecine de Montpellier selon la méthode en U . Nous avons pu trouver 4 de ces études. Tout d'abord l'une d'entre elles à été réalisée sur les patients atteints de la maladie d'Alzheimer pour évaluer l'anxiété et la dépression de ces personnes. La musique modifierait les composantes de la maladie. Plusieurs patients ont suivi une séance de musicothérapie par semaine pendant 44 semaines. A la fin de ces semaines, on observe bien une baisse de l'anxiété et de la dépression chez ces patients.

L'université de médecine de Montpellier a aussi réalisé une étude sur la prise en charge de la douleur en comparant des séances de musicothérapie et des séances de physiothérapie par radar chez des patients en rééducation fonctionnelle. Ils ont démontré que la musicothérapie réalisait une action psycho-physiologique et pouvait même remplacer des médicaments comme par exemple les antalgiques. Le test fut réalisé sur 15 patients et les résultats montrent une diminution plus importante de la douleur lorsque les patients ont subi la séance de musicothérapie (selon la méthode en U). La douleur a été mesurée selon l’Échelle visuelle analogique de la douleur (EVA). La musicothérapie entraîne également, selon un questionnaire donné aux patients, une baisse de l'anxiété.

Une autre étude a été réalisée plus particulièrement sur les douleurs viscérales (organe logé dans une des cavités du corps (cerveau, coeur, intestin, poumon, etc.)) chroniques et aîgues. Les séances d'écoute musicale personnalisées modifient directement la sensation douloureuse en agissant par une contre-stimulation des fibres afférentes, un détournement de l'attention, une modification de l'humeur et par une décontraction musculaire. D'autres études montrent des corrélations entre le rythme musical, la fréquence cardio-respiratoire et la pression artérielle.

La dernière étude consiste, en utilisant la musicothérapie active et réceptive, à voir l'évolution des paramètres psychomoteurs chez des patients atteints de traumatismes craniens en leur attribuant une séance hebdomadaire de musicothérapie d'une heure. On oberve que par rapport aux patients n'ayant pas suivi de séances de musicothérapie, les patients l'ayant subie ont augmenté leur mémoire, et amélioré leurs paramètres psychomoteurs.

Description de la méthode en « U »: La séquence musicale dure environ 20 à 45 minutes. Elle assemble plusieurs morceaux de quelques minutes chacun, fondus et enchaînés qui amènent progressivement le patient à la détente. L'effet agit par une réduction du rythme musical, de la formation orchestrale, des fréquences et du volume (phase descendante du « U »). Après une phase de détente maximum (partie basse du « U »), est enchaînée une phase re-dynamisante (branche ascendante du « U »). Des oeuvres de musique instrumentale sont sélectionnées concernant un nombre varié de styles adaptés à la demande du patient. Les montages musicaux sont diffusés individuellement au casque en position allongée. La relation tripolaire «soignant -musique -patient» est un outil majeur pour déclencher des émotions et permettre la verbalisation de la souffrance. (http://mhsrvweb.medhyg.ch/revues/r_article.php4?article_id=99910077)

Conclusion : La musicothérapie est un traitement adjuvant efficace dans la prise en charge de la douleur. Cette technique, non pharmacologique, modifie le vécu douloureux et ses conséquences sensorielles, cognitives, affectives, comportementales, limitant la consommation médicamenteuse.

 

De plus :

La musique peut être considérée comme un dispositif d’entraînement, comme un moyen d’« accélérer », de « ralentir, de détendre », ou de distraire et de détourner la perception de la douleur et de la fatigue ; ou encore comme un outil permettant de recalibrer l’émotion du sujet et de son corps en action.

L'aérobic : Ce sport est un bon exemple pour montrer l'agissement de la musique sur le corps. La musique permet de réguler les émotions et la structure du corps c'est pourquoi elle permet le profil des activités mais aussi de l'état corporels. La musique permet d'effectuer certains mouvements en fonction de son rythme par exemple une jambe ou un bras « montent » en même temps que la musique. Elle permet donc d'effectuer certaines gestuelles mais aussi de developper et d'exprimer certains sentiments et certaines émotions comme la colère, la tristesse, la joie .. Le but de l’aérobic est d’imposer un degré élevé d’adéquation physique et émotionnelle.en tenant compte d'une certaine musique. Il peut les « stimuler » par le mouvement qu’il implique et, au-delà, parce que les modalités matérielles suivant lesquelles les notes sont « attaquées et relâchées », « soutenues » et « lancées » participent de mouvements corporels analogues.

 

Au niveau des cellules :

Les sons ne seraient pas seulement responsables de faits à l'echelle macroscopique, mais aussi à une échelle microscopique, et particulièrement au niveau des cellules. Des chercheurs américains du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena ont constaté qu’en envoyant des ultrasons très puissants dans une boule de verre remplie d’eau, on voyait se former de minuscules bulles émettant des éclairs bleuâtres. Ce phénomène de « sonoluminescence » est bien la preuve que les sons ont une action physique sur la matière. Ainsi, même si notre oreille ne perçoit, en apparence, que les fréquences « moyennes », la première influence de la musique s’exerce sur tout notre corps.En réalité, notre organisme est un véritable orchestre à lui tout seul : battements du coeur, rythme cérébral, respiration des poumons, vitesse de circulation du sang, vibration des cellules, pulsations du système nerveux… Si les rythmes et les fréquences extérieurs sont trop rapides, trop agressifs, les interprètes de notre orchestre intérieur sont perturbés. Ils essaient alors de s’adapter en « suivant le mouvement ».

Résultat : le stress et la tension montent. A l’inverse, si la musique entre en correspondance avec nos rythmes biologiques, l’harmonie règne

 

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Douleur chronique :

-Patients douloureux chroniques (=87)

-Etude contrôlée, randomisée

-Avec musicothérapie (n=44) ou sans (n=43)

 

La performance sportive :

La musique serait susceptible d'améliorer la performance physique ainsi que la tolérance à l’effort et de diminuer les sensations de malaise qui découlent de l’activité physique. Elle aide à la concentration et à la préparation mentale. Dans une étude menée à l’université de Brunel en Angleterre sur 20 hommes de 20 ans courant le 400 mètres au sprint(The effects of synchronous music on 400-m sprint performance, D. Stuart, Simpson, I. Costas, Karageorghis, 2006), les chercheurs ont mis en évidence l'action bénéfique de la musique sur les performances des coureurs. Néanmoins la musique serait plus favorable aux sportifs de niveau moyen qu'à ceux de haut niveau.

Copland et Franks, deux chercheurs Américains, dans une étude menée en 1991(The effects of types and intensities of background music on treadmill endurance, Copland, Frank, 1991), renforcent l’hypothèse qu’une musique douce et lente réduit l’excitation physiologique et psychologique apparaissant lors d’efforts de puissance submaximale (c’est à dire proche du seuil anaérobie) et améliore la performance à l’endurance.

Selon un autre test réalisé par les Américains Anshel et Marisi (1978) sur vélo ergonomique, une musique synchronisée favoriserait davantage l’endurance qu’une musique non synchronisée. Ces résultats sont à prendre avec précaution dans la mesure où les préférences musicales des personnes testées n’ont pas été prises en compte..

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